Par un magnifique matin d'été (enfin !), nous faisons route vers le parking des Fées où nous devons nous retrouver pour 07h00. Le ciel est d'azur, l'air encore vivifiant, nous avons l'impression de partir en vacances !
Jacques arrive, suivi aussitôt par Bertrand le Millepattes, puis Joël et Pierre nous rejoignent ainsi que Rémy Wenger de l'ISSKA, précédant Philippe Goy et sa ravissante fille Murielle. L'équipe est au complet, l'aventure peut démarrer !
Pour l'équipe de désobstruction, en ce premier jour de l'été, le moment est venu de démonter l'installation métallique à la Baume des Follatons, puisque le but des travaux est atteint. Par ailleurs, nous avons aussi eu vent d'échos, comme quoi notre aménagement n'est pas au goût de tout le monde. Cela fait moins de 2 mois que le chantier est en place, il est surprenant de constater que même perdu au milieu d'une forêt escarpée, rien n'échappe à personne ! Pourtant, nous ne faisons de tort à personne, pas plus à la faune ou la nature ; mais il est vrai qu'il doit sûrement exister un règlement quelconque qui doit prouver le contraire !
En reportant le plan de la Baume des Follatons sur le réseau des Fées, nous nous rendons compte que le fond du trou se trouve à 80 mètres de distance et seulement 20 mètres de dénivellation au-dessus du point le plus proche dans les Fées. Cela correspond à la Cheminée Merlin-Pinpin, sis au milieu de la galerie Merlin, à 3,2 km de l'entrée. Ces 80 mètres peuvent paraître élevés, mais ce n'est que le 2,5% de la distance qui nous sépare de l'entrée. Quand on sait que cela correspond plus ou moins à la marge d'erreur acceptable de nos instruments topographiques, il est donc tout aussi probable que seulement quelques mètres nous séparent de la jonction tant attendue. Cette information est d'autant agréable qu'elle aiguise notre amertume, nous savons qu'au terme des Follatons, les chances sont faibles de dépasser le bouchon.