Après répartition équitable des charges en surface, l’équipe de valeureux spéléos (7 comme la dernière fois !) démarre la descente des puits sur des cordes presque neuves. Le méandre du Graal puis la galerie Merlin sont parcourus sans anicroche et la pause habituelle « habillage du plongeur et collation » est organisée dans les volumes de la galerie des Errants, au départ du méandre Topo-Ecole.
La joyeuse bande se dirige ensuite vers le siphon, plongeur en tête. L’équipement de celui-ci à moitié dans la boue se déroule au mieux, et c’est parti pour le post-siphon avec cette fois un petit bidon étanche contenant le matériel de topo pour la suite.
En parallèle à la plongée, les spéléos « secs » vaquent à diverses occupations :
- Jules et Frédo, leur mission portage effectuée, prennent le chemin du retour
- Suite de l’exploration du 18.10.24 dans le prolongement du méandre Topo-Ecole par Stéphane et Paul. Cela se termine malheureusement très vite, sur un plan d’eau siphonnant surmonté de parois bien argileuses. Stéphane se mue en gecko argileux, sous le regard un peu crispé de Paul, pour voir au plus loin au-dessus de l’eau, mais rien de plus. Trois visées topo et démontage de la petite main courante qui avait été installée pour faciliter le passage de la chatière en hauteur.
- Carine et Denis (peu inspirés par la chatière très étroite et acrobatique) se replient sur les Errants et organisent un point chaud pour attendre tranquillement les valeureux explorateurs.
- Puis, visite de la galerie des Errants aval jusqu’à la salle Jurassique par le quatuor reformé, pour meubler le délai d’attente de l’homme grenouille.
Pendant ce temps, le plongeur sort dans la galerie des Sept Nains, doit progresser avec tout son barda sur une trentaine de mètres dans la galerie à moitié remplie d’eau et pas forcément à hauteur d’homme avant de trouver l’endroit idoine pour se changer au sec et préparer l’explo et la topo. La galerie des Sept Nains s’annonce bien : en effet, il s’agit d’un beau méandre minéral (roche et eau, pas de remplissage…) qui remonte en légère pente selon une direction générale Sud. Les dimensions d’un mètre de large par 2 à 4 mètres de haut permettent une progression confortable sur 150 mètres. Seule exception, un passage surbaissé d’une dizaine de mètres nécessite d’avancer à quatre pattes dans l’eau… La topographie est arrêtée au niveau d’un virage à angle droit et la suite, du même acabit, est reconnue sur une trentaine de mètres.
Il est temps de rentrer pour ne pas mettre en alerte le reste de l’équipe. Le siphon est topographié (longueurs de fil, boussole et profondimètre) et livre 50 mètres de long pour une profondeur maximale de 3 mètres (celle-ci peut changer d’une fois à l’autre car le niveau du siphon est variable).
Puis la partie moins agréable commence avec le déséquipement, la mise en kit et le portage du matériel jusqu’à la galerie des Errants, point de rencontre avec l’équipe « sèche » avant remontée vers la surface (TPST = 9 h), en répartissant au mieux les charges.
Ce fut une sortie réussie avec de belles perspectives de continuation, idéalement à deux plongeurs. Qu’on se le dise… Le ruisseau semble bien correspondre à un affluent qui draine le secteur Chalet des Plans – Chalottet.


